Séance du jeudi 12 novembre 2014

Publié le par Delcroix

Séance du jeudi 12 novembre 2014

Séance du jeudi 12 novembre 2014

La séance a été très rapide. Les élèves ont commencé par un travail d'échauffement et de concentration basé sur la marche et le regard.

Nous avons ensuite repris l'exercice de la séance précédente: les élèves constituaient une photographie les uns après les autres puis deux élèves-narrateurs devaient improviser une explication de la photographie en racontant une histoire. Ce travail a permis d'introduire la scène du début de la pièce de Cendrillon de Joël Pommerat où un narrateur intervient. Les élèves ont repété et joué cette scène par 3.

Les élèves absents à la séance du jeudi 6 novembre ont travaillé la scène de la rencontre de la fée.

Nous sommes partis tous ensemble, en fin de séance, découvrir la salle du cinéma Gyptis qui nous accueillera désormais pour les séances de pratique le jeudi !

Extrait du début de Cendrillon, Joël Pommerat.

Première partie, scène 2 :

LA VOIX DE LA NARRATRICE : Un jour, la mère de cette très jeune fille était tombée très malade, atteinte d’une maladie mortelle. Elle parlait d’une voix faible, tellement faible qu’on avait du mal à comprendre ce qu’elle disait. On devait sans arrêt la faire répéter.

LA MERE (murmurant, quasiment inaudible) : Ma chérie il faut que je te dise que je vais bientôt mourir.

LA TRES JEUNE FILLE : Je le sais ça, que t’as tout le temps envie de dormir.

LA MERE (inaudible) : Chérie, je vais m’en aller…

LA TRES JEUNE FILLE : Et que t’es fatiguée ?

LA MERE (inaudible) : Tu sais, je vais m’en aller pour toujours.

LA TRES JEUNE FILLE : Et que tu dors le jour ?

Un temps. La mère semble découragée. Elle détourne son visage et ferme les yeux.

LA VOIX DE LA NARRATRICE : C’était pas simple de communiquer avec sa mère et ça la fatiguait. Et puis un jour, on lui dit que c’était sans doute la dernière fois qu’on la verrait. On lui dit que sa mère voulait lui dire des choses importantes. La très jeune fille promit cette fois-là d’être encore plus attentive que les autres fois.

La mère murmure quelques mots à sa fille. La très jeune fille se penche vers elle.

LA TRES JEUNE FILLE (très émue) : Je vais répéter pour que tu sois sûre que j’ai bien entendu : « Ma petite fille, quand je ne serai plus là il ne faudra jamais que tu cesses de penser à moi. »

Publié dans Cahier de bord

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